PENCHAK SILAT

MAÎTRE HARDJONO TURPIJN

Le premier à avoir fait découvrir cet art martial en Europe est Maître Hardjono TURPIJN. Il était basé aux PAYS BAS. Il est malheureusement décédé en 1996.

L’orthographe « Penchak-Silat » est une marque déposée par Charles JOUSSOT, une des personnes ayant développé le Pencak-Silat en France. Il est le fondateur et le concepteur de FISFO – Fédéral International System Forces de l’Ordre.

Maître Hardjono TURPIJN a été l’élève de plusieurs grands maîtres indonésiens, dont Hardjo Oetomo (qui est à l’origine du style Setia Hati Terate, et élève du fondateur du style Persaudaraan Setia), d’un certain B.P Jeje (maitre du style Kodok « grenouille »), des Guru bapak Tönjes et Flor, et d’autres encore.

Guru Turpijn a donc appris divers styles de Pencak « Penchak » Silat, tout au long de sa formation. Ensuite sa vie fut mouvementée. Il vécut pendant treize ans dans la jungle Indonésienne au sein d’une sorte de monastère.
Là, il devient un disciple de deux grands Maîtres de Penchak-Silat, Bapak Tjorkro et Bapak Djamaed. Il va étudier la science de l’Ilmu Batin (Tenga Dalem), c’est un travail sur l’énergie et la force interne et une étude sur la philosophie spirituelle.

De même que l’on retrouve le Kiaï dans le Karaté, le Chi dans le Kung-Fu Chinois, l’Ilmu constitue la force suprême et inébranlable, invisible et spirituelle, qui insuffle une terrible efficacité aux riches techniques du Penchak-Silat.
Pendant ces études Pah TURPIJN devait rester discret et ne pouvait avoir de contacts avec l’extérieur, ni même avec sa propre famille.

A la fin de son enseignement, il quitta le monastère, pour s’engager dans l’armée. Il fit partie des commandos-suicide « les Partisans Siliwangi » qui opéraient dans la jungle pendant l’invasion. Les hommes du commando étaient regroupés par trois ou cinq et fonçaient sur un groupe d’ennemis comme autant de tigres déchaînés.

Il fallait tuer vite et bien, à l’aide de torsions des vertèbres cervicales ou d’ergots tranchants et empoisonnés fixés sur des bagues.

Autant dire que pour Maître Hardjono TURPIJN, le Penchak-Silat n’a jamais été une gymnastique acrobatique, mais bel et bien un art martial pur et dur qui devait être efficace. Guru TURPIJN introduit donc le Penchak Silat en Europe, à partir des Pays-bas, dans les années soixante à travers l’école Setia Hati Terate.

En arrivant en Europe, Guru TURPIJN avait déjà sa propre vision du Penchak Silat. Son « style » était très influencé par les écoles de Java Ouest.

Son vécu personnel dans la jungle, ses expériences, ses formations dans diverses écoles de Penchak Silat, tout cela a permis à Guru TURPIJN de développer une approche personnelle du Penchak Silat. C’est tout naturellement, qu’il présente en Europe, sa vision du Penchak Silat, pratique du combat, des jurus, des langhkas, qui sortent du cadre officiel de l’école Setia Hati Terate.

Cependant, Guru TURPIJN à travers son école, désirait que chaque professeur enseigne sa propre vision du Penchak Silat, au niveau du combat réel. Il demandait à tous de travailler et conserver les formes traditionnelles qu’il enseignait, avec la possibilité de les modifier. Mais de ne jamais laisser l’aspect traditionnel de côté et revenir souvent à la source pour progresser en combat réel.

En France, c’est Charles JOUSSOT qui devient son représentant.

« Bien des gens n’ont jamais « réellement » appris et étudié le Penchak comme je l’ai fait en Indonésie. La génération d’aujourd’hui n’a jamais ressenti les sensations que j’ai vécues et de ce fait, le combat réel dans la jungle, le combat de jungle, disparaîtra probablement quand je mourrai. »